la chasse aux sorcières.

A partir du XIIe siècle, en Europe, l’église lança une chasse aux pratiques magiques en tout genre. Cette campagne et ses persécutions essentiellement tournées vers les femmes dureront jusqu’à la fin du XVIIIe siècle où furent recensée plus de 100 000 procès et pas moins de 50 000 exécutions au total.

Vers l’an 1326, le pape Jean XXII rédige la Super Illius Specula qui définie toute forme de magie comme hérésie.

Ceux qui défendent les sorciers et sorcières lors des procès sont appelés « avocats du Diable ». En Allemagne, un superintendant déclarait  » Les autorités ne doivent pas permettre aux avocats de s’occuper des affaires de sorcières et de leurs sauver la vie pour provoquer encore plus de dommages et de maux ».

La société engagea cette chasse aux sorcières car elle reprochait aux sorciers et sorcières de posséder des savoirs ancestraux de guérison, d’utiliser la sorcellerie pour leur procurer une émancipation féminine car les femmes commençaient à devenir indépendantes, et, selon la société les sorcières étaient en relation direct avec le diable.

Au XVIIe siècle, les procès en sorcellerie s’épuisent, mais le phénomène se transforme, et des cas de possession se font de plus courant.

Ensuite, je vais parler d’un autre sujet plus souvent évoqué dans les films ou les romans et souvent très différent de la réalité, je parle du :

Procès des sorcières de Salem

Le procès des sorcières de Salem entraîna la condamnation & l’exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachussetts. Ce procès s’est soldé par l’exécution de 25 personnes environ et de l’emprisonnement d’un bien plus grand nombre.

En 1692 à Salem Village ( aujourd’hui Danvers) quelques filles dont Abigail Williams, Ann Putnam & Betty Parris accusent certains de leurs concitoyens de les avoir ensorcelés. En effet, depuis plusieurs jours, les filles agissent de façon étrange, parlent une langue inconnue, se cachent, traînent les pieds en marchant. Les médecins ne convenant pas à un diagnostic concret, l’un deux conclut a un cas de possession.

Les 3 femmes ayant été accusées furent jetée en prison. Malheureusement, avec le temps, les prisons se remplissent d’accusés de sorcelleries, mais, un problème se pose, sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugé. Environ 80 personnes attendent leur jugement lorsque le gouverneur William Phips instaure une Court of Oyer and Terminer permettant de commencer les procès.

Suite aux premiers jugements, une seule accusée fut relachée. Tous les procès se terminent par des condamnations a mort. Seuls ceux qui plaident coupable ou dénoncent d’autres suspects évitent la peine de mort. 6 des 19 personnes exécutées sont des hommes, le reste ne sont que de vieilles femmes.

Durant tout ces procès, la Terre souffre autant que les hommes, les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont abandonnées et les gens fuient vers New York ou d’autres destinations.

Le seul point commun de ces deux évènements sont les méthodes employées par les autoritées pour faire avouer les accusés ou, leurs faire dénoncer d’autres sorciers, cette méthode est la torture.

Je préviens de suite, je vais vous faire part des tortures subies par des femmes, des hommes agés ou non, il y a plus de 400 ans de cela, ces faits sont réels et pour vous faire part de ces technique, je me dois de vous faire lire une lettre écrite par un témoin et une autre par une victime avant sa condamnation définitive. Pour les plus sensibles et les plus jeunes d’entre vous, ne lisez pas ce qui suit, abstenez vous.

La torture:

Wilhlelm  Pressel, 1629:

« Le bourreau lui lie les mains, lui coupe les cheveux et la place sur l’échelle. Il lui jette de l’alcool sur la tête et y met le feu pour brûler la chevelure jusqu’aux racines. Il lui place des morceaux de soufre sous les bras et autour du cou, et les enflamme. Il lui lie les mains derrière le dos et l’élève jusqu’au plafond. Là, il la laisse suspendue pendant trois ou quatre heures jusqu’au petit déjeuner. A son retour, il lui asperge le dos d’alcool et y met le feu. Il lui attache de très lourds poids au corps et l’élève à nouveau. Après cela, il lui place le dos contre une planche hérissée de pointes acérées et la remonte une fois de plus jusqu’au plafond. Il lui comprime alors les pouces et les gros orteils dans les vis et lui frappe les bras avec un bâton. Il la laisse ainsi suspendue pendant un quart d’heure jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse. Puis il lui presse les mollets et les jambes à la vis. Il la fouette ensuite avec un fouet conditionné pour la faire saigner. A nouveau, il lui place pouce et gros orteils dans les vis, de six à treize heures, pendant qu’il va manger un peu avec les officiels de la cour. Le lendemain, ils reprirent mais sans pousser les choses aussi loin que le jour précédent … »

William Lithgow:

Je fus mis tout nu et porté sur le chevalet (il s’agissait d’un chevalet vertical posé contre le mur) où l’on me suspendit avec deux petites cordes. Etant hissé à la hauteur voulue, mon bourreau tira mes jambes de chaque côté du chevalet, attacha une corde sur chacune de mes chevilles et tira les cordes ensuite vers le haut, obligeant mes genoux à toucher les deux planches jusqu’à ce qu’éclatent mes jarrets. Je fus ainsi pendu pendant plus d’une heure. Ensuite mon bourreau plaçant mon bras droit au dessus du gauche enroula sept fois de suite une corde autour des deux bras et se tenant sur le dos raidissant ses pieds contre mon ventre, tira de telle sorte les cordes qu’il me coupa les tendons des bras et mis mes os à nu si bien que je fus estropié pour le reste de mes jours.

Alors mes yeux commencèrent à sortir, ma bouche se mit à mousser et à écumer, et mes dents à remuer comme des baguettes de tambours. Mais en dépit de mes lèvres tremblantes, de mes soupirs, du sang jaillissant de mes bras, de mes tendons brisés, de mes jarrets et de mes genoux, ils continuèrent à frapper ma figure avec des gourdins pour arrêter mes cris de terreur. Ils me disaient sans cesse : Avoue, avoue, avoue à temps pour éviter d’horribles tourments Mais je ne pouvais que répondre: Je suis innocent, O Jésus ayez pitié de moi !

Alors mon corps tremblant fut porté sur un chevalet plat, ma tête pendante placée dans un trou circulaire, mon ventre en l’air, mes bras et pieds ligotés, car je devais endurer mes pires supplices. Ensuite des cordes furent passées sur le gras de mes jambes, le milieu de mes cuisses et de mes bras, et ces cordes furent attachées à mes chevilles. Je souffris sept tortures, chaque torture consistant en une torsion complète des chevilles. Alors le bourreau prit un pot plein d’eau dont le fond troué légèrement fut placé près de ma bouche.

Au début, je l’acceptai avec joie, car je souffrais d’une soif écorchante et n’avais rien bu depuis trois jours. Mais lorsque je vis qu’il essayait de me forcer à boire, je fermai les lèvres. Ensuite on m’écarta les dents avec une paire de pinces en fer. Bientôt mon ventre commença à grogner terriblement à la manière d’un tambour, je ressentis une peine suffocante avec ma tête penchée vers le sol, l’eau regorgeant dans ma gorge, étranglant et arrêtant ma respiration.

Je demeurai six heures sur ce chevalet et entre chaque application de la torture, on me questionnait pendant une demi heure, chaque demi heure me paraissant un enfer. Vers dix ce soir là, ils m’avaient infligé soixante tortures diverses et continuèrent encore une demi heure bien que mon corps fut couvert de sang, que je fusse percé de part en part, que mes os fussent broyés ou meurtris et en dépit de mes hurlements, de mes lèvres et du grincement de mes dents. Aucun homme, je le jure, ne pourrait concevoir les peines que j’ai endurées ni l’anxiété de mon esprit.

Quand ils m’arrachèrent du chevalet l’eau jaillit de ma bouche. Ils mirent des fers sur mes jambes brisées et je fus reconduit dans mon donjon. Chaque jour on me menaçait de tortures nouvelles si je refusais d’avouer. Le gouverneur ordonna que toute la vermine de la cellule soit balayée et placée sur mon corps nu ce que me fit souffrir mille morts. Mais le guichetier venait me voir en secret, enlevait la vermine et la brûlait en tas avec de l’huile, sans cela elle m’aurait entièrement mangé et dévoré.

( séance de torture d’une prétendue sorcière.)

Dae.

Publicités